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L'Addition · annexeDroit en vigueur, édition 2026

Les riches payent 31,4 % d'impôts.Et 38,6 % au-delà de 250 000 €.

Il n'existe pas de porte de sortie gratuite. Pour qu'un euro passe du patrimoine professionnel à la poche personnelle, il faut franchir la flat tax. Dividendes, vente de titres : même taux. Et avant cela, la société a déjà payé l'impôt sur les sociétés sur le même euro.

Le second chiffre vient de la contribution différentielle : au-dessus du seuil, la loi garantit 20 % d'impôt sur le revenu quoi qu'il arrive, et les prélèvements sociaux s'y ajoutent. La holding, elle, ne change rien à la règle : elle aggrave même l'addition, puisqu'une holding est une société qui paie l'IS avant de redistribuer.

Flat tax sur les dividendes
31,4 %12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux
Impôt sur les sociétés
25 %Payé par la société sur son bénéfice, avant toute distribution
Plancher hauts revenus
38,6 %Au-delà de 250 000 €, la contribution différentielle porte l'impôt sur le revenu à 20 % minimum
Cumul sur 1 M€ de bénéfice
53,9 %Ce que l'État a prélevé quand l'argent arrive enfin chez la personne
Le passage obligé

Toutes les portes de sortie sont taxées

L'argent d'une société n'est pas l'argent de son dirigeant. Pour qu'il devienne réellement le sien, dépensable, il faut le faire sortir. Les chemins se comptent sur les doigts d'une main. Trois sont taxés, un est un délit, et le dernier ne fait sortir aucun argent : il fait entrer une dette.

Sortir en dividendes

L'assemblée générale vote une distribution du bénéfice après IS.
31,4 %Flat tax (PFU)

C'est la voie normale. Prélèvement forfaitaire de 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu, plus 18,6 % de prélèvements sociaux. Le bénéfice avait déjà supporté l'IS.

art. 200 A CGI

Vendre ses titres

Le dirigeant cède tout ou partie de ses parts et encaisse le prix.
31,4 %Flat tax sur la plus-value

Même taux : la plus-value de cession de titres est un revenu du capital, soumise au même PFU que les dividendes. Vendre n'est pas une porte dérobée.

art. 150-0 A et 200 A CGI

Se verser un salaire

Le dirigeant se rémunère comme un salarié (président de SAS assimilé salarié).
jusqu'à 62 %Cotisations sociales + barème de l’IR

La porte la plus chère. Cotisations patronales et salariales, puis barème progressif jusqu'à 45 %. L'écart avec les dividendes est cependant plus faible qu'on ne le dit : au-delà de huit plafonds de sécurité sociale, la retraite complémentaire n'est plus due et le taux de cotisation s'effondre.

art. 197 CGI et L.241-1 CSS

Emprunter en nantissant ses titres

Le dirigeant ne vend rien : il donne ses titres en garantie à une banque, qui lui prête du cash (crédit lombard).
ReportAucun fait générateur

La seule voie qui ne déclenche aucun impôt immédiat, parce qu'un prêt n'est pas un revenu. Mais ce n'est pas une sortie : c'est une dette. Elle porte intérêt, elle est appelée si les titres décrochent, et il faut la rembourser avec de l'argent qui, lui, aura été imposé. Sauf à mourir avant de rembourser, auquel cas la succession solde le tout.

art. L.211-20 code monétaire et financier

Payer avec la carte de l'entreprise

Utiliser la trésorerie de la société pour des dépenses personnelles.
5 ans de prisonAbus de biens sociaux

Ce n'est pas une optimisation, c'est un délit : 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende. L'argent de la société n'est pas l'argent du dirigeant.

art. L.242-6 code de commerce

Un dirigeant peut parfaitement laisser des millions dans sa société sans payer un euro d'impôt personnel. Mais alors cet argent n'est pas le sien : il ne peut ni l'utiliser pour vivre, ni l'offrir, ni l'investir à titre privé. Y toucher, c'est l'.

Le jour où il veut réellement en profiter, il paie la . Il peut retarder ce jour, en réinvestissant ou en empruntant contre ses titres. Il ne peut pas le supprimer, sauf à mourir avant : c'est la seule faille, et elle est détaillée plus bas.

Pire encore

La holding n'évite pas la flat tax, elle ajoute un étage d'impôt

Dans l'imaginaire commun, la est la boîte noire qui fait disparaître l'impôt. C'est l'inverse. Une holding est une société : elle relève de l'. Et si le dirigeant veut récupérer l'argent qui s'y trouve, il doit se verser des , donc repasser par la .

1 M€
100 k€10 M€

Hypothèse : le dirigeant veut tout récupérer en poche, la même année.

Sans holding

La société d'exploitation distribue directement au dirigeant.
Bénéfice de la société1 M€
Impôt sur les sociétés (25 %)250 k€750 k€
Flat tax sur les dividendes (31,4 %)236 k€515 k€
Contributions sur les hauts revenus (CEHR + CDHR)54 k€461 k€
Total prélevé
540 k€
53,9 %
En poche
461 k€
46,1 %

Avec holding

Le dividende remonte d'abord à la holding, puis redescend au dirigeant.
Bénéfice de la société1 M€
Impôt sur les sociétés (25 %)250 k€750 k€
Remontée en holding (quote-part 5 %)9 375 €741 k€
Flat tax sur les dividendes (31,4 %)233 k€508 k€
Contributions sur les hauts revenus (CEHR + CDHR)53,3 k€455 k€
Total prélevé
545 k€
54,5 %
En poche
455 k€
45,5 %
Le verdictPasser par une holding coûte 5 756 € d'impôt de plus, pas de moins.Le régime exonère 95 % du dividende remonté, mais réintègre une de 5 % taxée à l'IS à 25 %. Puis la flat tax s'applique à la sortie, comme dans le premier cas.
+ 5 756 €de prélèvement supplémentaire
Alors pourquoi les holdings existent-elles ?

Pour une raison précise, et une seule : le report. Tant que l'argent reste dans la holding et sert à investir (racheter une société, financer de l'immobilier professionnel, entrer au capital d'une autre entreprise), le dirigeant ne paie pas la flat tax, parce qu'il n'a rien encaissé personnellement. C'est un décalage dans le temps, pas une disparition.

La flat tax n'est pas évitée : elle est en attente. Elle tombe le jour où l'argent quitte la sphère professionnelle pour devenir de l'argent de poche.

L'énorme malentendu

« On ne paye pas d'impôt sur le revenu,parce qu'on n'a pas de revenu. »

Cette phrase est brandie comme la preuve d'un scandale. C'est pourtant la description exacte du droit fiscal, et elle s'applique à tout le monde. Un impôt frappe une assiette : une chose précise, définie par la loi. Pas de chose, pas d'impôt. Ce n'est ni un privilège, ni une faille : c'est le principe même de l'imposition.

Le dirigeant qui vit de dividendes n'échappe pas à l'impôt sur le revenu. Son impôt sur le revenu porte un autre nom : la flat tax, 31,4 %, dont 12,8 points sont littéralement de l'impôt sur le revenu. Au-delà de 250 000 € de revenu, la contribution différentielle porte même ces points à 20 %.

Le test du locataire

Quand vous n'êtes pas propriétaire, vous ne payez pas la taxe foncière

Personne n'a jamais accusé un locataire de frauder parce qu'il ne paie pas la taxe foncière. Le raisonnement est pourtant strictement identique dans les deux colonnes ci-dessous. Seule la réaction change.

Ce que personne ne conteste

Le locataire

  • Il ne paie pas la taxe foncière.
  • Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas propriétaire du logement. L'assiette de cet impôt, c'est la propriété, et il ne l'a pas.
  • Paie-t-il pour autant zéro ? Non : il paie un loyer, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères refacturée dans ses charges, la sur tout ce qu'il achète, l'impôt sur le revenu de son salaire et ses .
  • Conclusion universellement admise : il paie les impôts de sa situation.
Ce qui déclenche le scandale

Le dirigeant actionnaire

  • Il ne paie pas l' au barème.
  • Pourquoi ? Parce qu'il n'a pas de salaire. L'assiette du barème, c'est le revenu du travail, et il ne s'en verse pas.
  • Paie-t-il pour autant zéro ? Non : sa société paie l' à 25 % sur le bénéfice, puis lui paie la à 31,4 % sur chaque euro sorti, portée à 38,6 % au-delà de 250 000 €, puis la TVA sur tout ce qu'il achète.
  • Conclusion, exactement la même : il paie les impôts de sa situation.
La règle générale

Chaque impôt frappe une assiette, et une seule

Ne pas payer un impôt dont on n'a pas l'assiette n'est pas un passe-droit. C'est la règle, pour tout le monde, dans les deux sens.

ImpôtCe qu'il frappeQui le paieQui ne le paie pas, et c'est normal
Taxe foncièrela propriété d’un bien immobilierle propriétairele locataireil occupe le logement, il ne le possède pas. Personne ne parle de fraude.
Impôt sur le revenules salaires, pensions et bénéfices professionnelscelui qui perçoit un revenu au barèmecelui qui ne se verse pas de salaireil n'y a pas de salaire à taxer. L'assiette est vide, pas dissimulée.
Cotisations socialesle travail salariéle salarié et son employeurcelui qui ne verse aucun salaireles cotisations financent des droits attachés au salaire, qui n'est pas versé.
Flat tax (PFU)dividendes, intérêts et plus-valuesl’actionnaire qui encaissele salarié sans placementil n'a pas de revenu du capital. Là encore, l'assiette est simplement absente.
Impôt sur les sociétésle bénéfice d’une sociétéla société bénéficiairela société en pertesans bénéfice, il n'y a rien à imposer. C'est la règle, pour toutes les entreprises.
TVAla consommationtout acheteur finalpersonnec'est le seul impôt auquel nul n'échappe, parce que tout le monde consomme.

Reprocher au dirigeant de ne pas payer l'impôt sur le revenu, c'est lui réclamer l'impôt d'une assiette qu'il n'a pas, exactement comme si l'on envoyait un avis de taxe foncière à un locataire.

La bonne question n'est pas « paie-t-il de l'IR ? », mais « combien paie-t-il sur l'assiette qui est la sienne ? ». La réponse est 31,4 % au niveau personnel, et 38,6 % au-delà de 250 000 €, après 25 % d'IS au niveau de la société.

Les trois chemins

Le moins cher des chemins laisse encore plus de la moitié à l'État

Même point de départ pour les trois : 1 M€ de valeur créée par l'entreprise, avant de rémunérer le dirigeant. Même arrivée : de l'argent réellement dépensable. Seul le chemin change.

Tout en salaire

Le dirigeant se rémunère comme un salarié.
62,2 %prélevé378 k€en poche

Cotisations à 42 % patronales et 22 % salariales jusqu'à 384 480 € de brut, puis 27 % et 12 % au-delà. Ensuite le barème jusqu'à 45 % après abattement de 10 %, puis la CEHR.

Tout en dividendes

La société distribue son bénéfice après impôt.
53,9 %prélevé461 k€en poche

Impôt sur les sociétés à 25 % sur le bénéfice, puis flat tax sur ce qui est distribué, puis CEHR et contribution différentielle sur ce même montant.

Dividendes via une holding

Le dividende transite par la société mère avant d'être versé.
54,5 %prélevé455 k€en poche

Le même parcours, plus la quote-part de frais et charges du régime mère-fille, taxée à l'IS.

L'objection qu'il faut traiter

Une cotisation achète des droits, un impôt non

Mettre les deux dans la même colonne « prélèvements » est contestable : les cotisations du salarié financent sa retraite, sa maladie, ses indemnités journalières. Il faut donc regarder ce que le dirigeant achète réellement quand il se verse un salaire à ce niveau-là. La réponse est : beaucoup moins qu'on ne croit.

Cotisations versées388 k€Patronales et salariales cumulées sur la voie salariale.
Dont ouvrant des droits83,8 k€Retraite de base sous un plafond de sécurité sociale, complémentaire sous huit plafonds. Un président de SAS ne cotise pas au chômage.
Part réellement contributive22 %Le reste des prélèvements de la voie salariale n'ouvre aucun droit supplémentaire : c'est de la solidarité, donc de l'impôt.

Retirons donc du salaire tout ce qui achète des droits. Il reste 53,8 % de prélèvement pur, contre 53,9 % sur la voie des dividendes, qui n'achète rien du tout. Les deux voies convergent : à droits comparables, l'écart disparaît presque entièrement.

Comparaison volontairement grossière : la valeur actuarielle d'un point de retraite n'est pas égale à l'euro cotisé, et les droits acquis en tranche 2 ont un rendement faible. Elle suffit à montrer que l'argument « les cotisations, c'est différent » ne fait pas disparaître l'écart, il le réduit.

Oui, la voie des reste la moins chargée : 8,2 points d'écart brut, soit 82 166 € sur cet exemple. C'est un vrai sujet de débat, et le législateur l'a voulu ainsi en créant le prélèvement forfaitaire unique en 2018, pour éviter la fuite des capitaux vers des pays voisins.

Mais entre « payer moins que la voie la plus chère » et « ne rien payer », il y a un monde. Sur 1 M€ de valeur créée, la voie la plus douce laisse encore 539 500 € à l'État, soit 53,9 %.

Les contributions sur les hauts revenus sont simulées : la CEHR ajoute 3 % au-delà de 250 000 € de revenu fiscal de référence et 4 % au-delà de 500 000 € (art. 223 sexies CGI), et la contribution différentielle porte l'impôt sur le revenu à 20 % minimum (art. 224 CGI). Sur cet exemple, elle coûte à elle seule 36 500 € au dirigeant. Barème célibataire, une part, hors lissage d'entrée de la contribution différentielle et hors crédits d'impôt.

Honnêteté intellectuelle

Ce qui échappe réellement à la flat tax

Prétendre que chaque euro subit toujours 31,4 % serait malhonnête. Il existe des dispositifs qui décalent l'impôt, en réduisent le taux ou l'effacent. Les voici, avec ce qu'ils permettent vraiment et ce qu'ils ne permettent pas.

La plus-value latente

Report

Tant que les titres ne sont pas vendus, l'enrichissement n'est pas imposé. Un fondateur dont la société vaut 500 M€ sans avoir rien vendu n'a, sur le papier, encaissé aucun revenu.

La limiteC'est le vrai angle mort, et c'est exactement ce que vise la taxe Zucman. L'impôt tombe dès la première vente, mais il ne tombe jamais si les titres ne sont pas vendus du vivant du fondateur.

L'apport-cession (150-0 B ter)

Report

Apporter ses titres à une holding avant de les vendre place la plus-value en report d'imposition, à condition de réinvestir une part du produit dans une activité économique.

La limiteReport, pas exonération : l'impôt redevient exigible si la condition de réinvestissement n'est pas tenue, ou à la sortie des titres reçus. Avec une exception majeure, détaillée plus bas : le décès de l'apporteur éteint le report pour de bon.

Le PEA

Taux réduit

Après 5 ans, les gains d'un plan d'épargne en actions sont exonérés d'impôt sur le revenu.

La limitePlafonné à 150 000 € de versements, et les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus : le PEA, lui, n'a pas échappé à la hausse de 2026. L'exonération porte sur 12,8 points, pas sur la totalité.

L'assurance-vie

Taux réduit

Après 8 ans, abattement annuel sur les gains et taux d'impôt sur le revenu réduit à 7,5 % sous conditions d'encours. Elle a de plus été explicitement exclue de la hausse des prélèvements sociaux de 2026 : ses gains restent à 17,2 % quand les autres placements financiers passent à 18,6 %.

La limiteLes prélèvements sociaux restent dus, et l'avantage se concentre sur les encours modestes : au-delà de 150 000 € de versements, le taux d'impôt sur le revenu redevient celui du PFU.

Le pacte Dutreil

Exonération

Transmettre les titres d'une société opérationnelle à ses enfants en n'acquittant les droits de mutation que sur 25 % de leur valeur (art. 787 B CGI). Sur une entreprise à 50 M€, l'économie se compte en millions.

La limiteC'est une exonération franche, et de loin la plus lourde du droit français. La loi de finances pour 2026 l'a resserrée : engagement collectif de 2 ans puis engagement individuel porté de 4 à 6 ans, direction effective pendant 3 ans, et exclusion des actifs non professionnels de l'assiette. Il faut donc garder l'entreprise huit ans et la diriger, pas encaisser.

La purge de la plus-value au décès

Exonération

La plus-value placée en report lors d'un apport à une holding s'éteint définitivement au décès de l'apporteur. Les héritiers reçoivent les titres sans jamais que l'impôt en report n'ait été acquitté.

La limiteC'est le second vrai angle mort, avec la plus-value latente, et il faut le dire : ici, le report n'est pas un décalage, c'est une annulation. Restent les droits de succession sur la valeur transmise, atténués par le pacte Dutreil quand ses conditions sont réunies. À ne pas confondre avec la donation avant cession, juste en dessous : donner les titres reçus en échange de l'apport ne purge pas le report, il suit le donataire.

La donation avant cession

Exonération

Donner les titres avant de les vendre purge la plus-value : le donataire vend à une valeur de référence égale à celle de la donation.

La limiteIl faut se dépouiller réellement du bien, et les droits de mutation à titre gratuit s'appliquent (jusqu'à 45 % en ligne directe au-delà des abattements).

Le départ à l’étranger

Report

Transférer son domicile fiscal hors de France pour échapper à l'imposition française des plus-values.

La limiteL'exit tax (art. 167 bis CGI) impose les plus-values latentes au moment du départ, avec sursis de paiement sous conditions. Ce n'est pas une porte ouverte.
Le vrai angle mortLa , celle qu'on n'a jamais encaisséeUn fondateur dont la société vaut des centaines de millions sans avoir rien vendu s'est enrichi sans percevoir de revenu. S'il ne vend jamais de son vivant, la plus-value s'éteint à son décès et le pacte Dutreil allège les droits de succession. C'est là, et nulle part ailleurs, que le patrimoine échappe réellement à l'impôt. C'est exactement ce que vise la taxe Zucman, et c'est le seul débat sérieux sur le sujet.
Voir la taxe Zucman
Sources

Ancrage légal

Chaque taux affiché sur cette page renvoie à un article du code général des impôts, du code de la sécurité sociale ou du code de commerce.

  • Art. 200 A CGIPrélèvement forfaitaire unique de 12,8 % sur les revenus du capital.
  • Art. 150-0 A CGIImposition des plus-values de cession de valeurs mobilières.
  • Art. 145 et 216 CGIRégime mère-fille : 95 % exonérés, quote-part de 5 % réintégrée et taxée à l’IS.
  • Art. 219 CGITaux de l’impôt sur les sociétés : 15 % jusqu’à 42 500 € puis 25 %.
  • Art. 223 sexies CGIContribution exceptionnelle sur les hauts revenus : 3 % puis 4 %.
  • Art. 224 CGIContribution différentielle sur les hauts revenus : imposition minimale de 20 % au titre de l’impôt sur le revenu.
  • Art. 150-0 B ter CGIReport d’imposition en cas d’apport de titres à une holding contrôlée, éteint au décès de l’apporteur.
  • Art. 787 B CGIPacte Dutreil : exonération de 75 % des droits de mutation, durci par la loi de finances pour 2026.
  • Art. L.136-7 CSSCSG sur les revenus du capital, portée de 9,2 à 10,6 % par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026.
  • Art. 167 bis CGIExit tax : imposition des plus-values latentes au transfert du domicile fiscal.
  • Art. L.242-6 code de commerceAbus de biens sociaux : 5 ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende.
  • service-public.fr · PFUFiche officielle du prélèvement forfaitaire unique et de l’option barème.
  • BOFiP-ImpôtsDoctrine fiscale opposable (BOI-RPPM-RCM-30-10 pour les revenus distribués).

Hypothèses de simulation

  • IS à 25 % flat : le taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice pour les PME éligibles n'est pas appliqué. À ces niveaux de bénéfice, l'écart est marginal.
  • Flat tax à 31,4 % : 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu (art. 200 A CGI), plus 18,6 % de prélèvements sociaux, la CSG sur les revenus du capital ayant été portée de 9,2 à 10,6 % par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Le taux de 30 % encore souvent cité correspond au droit antérieur. L'assurance-vie et l'épargne réglementée ont été exclues de cette hausse et restent à 17,2 % de prélèvements sociaux.
  • Contributions sur les hauts revenus simulées : la CEHR (art. 223 sexies CGI) et la contribution différentielle (art. 224 CGI) sont intégrées aux deux voies. La seconde garantit une imposition minimale de 20 % au titre de l'impôt sur le revenu, prélèvements sociaux exclus du calcul du plancher. Le lissage prévu entre 250 000 € et 330 000 € de revenu fiscal de référence n'est pas reproduit : sans effet sur les montants présentés ici, tous situés au-dessus.
  • Voie salariale : cotisations forfaitaires de 42 % patronales et 22 % salariales jusqu'à huit plafonds de sécurité sociale (384 480 € en 2026), puis 27 % et 12 % au-delà, la retraite complémentaire cessant d'être due. Barème célibataire à une part, abattement de 10 % non plafonné. Le dirigeant est supposé président de SAS assimilé salarié, donc sans assurance chômage. Hors réduction générale de cotisations, sans objet à ce niveau de rémunération, et hors crédits d'impôt.
  • Option pour le barème non simulée : le contribuable peut renoncer au PFU et opter pour le barème progressif avec abattement de 40 % sur les dividendes (art. 158-3-2° CGI). Cette option est parfois plus favorable pour les revenus modestes.
  • Outil pédagogique. Toute situation réelle relève d'un expert-comptable ou d'un avocat fiscaliste.