La critique habituelle est mauvaise. On reproche souvent à ce programme de promettre des économies sans dire où il coupe. C'est faux, et il faut lui reconnaître cette franchise : il l'écrit noir sur blanc. « L'effort devra d'abord porter sur la dépense sociale », deux tiers du total. Le poste est nommé.
Le problème est ailleurs, et il est le même que dans le dossier précédent de cette série : l'affiche et le tableur ne parlent pas de la même population. L'affiche dit « 100 000 postes de fonctionnaires », soit 12 Md€ avec l'assurance chômage. Le tableur, lui, mobilise la masse la plus large de la dépense publique, les 771 Md€ de protection sociale, c'est-à-dire les retraites, la santé et les allocations. Cette page reconstitue le partage, ligne par ligne.
Les libellés ci-dessous sont repris tels quels du site de campagne attalpresident.fr et des entretiens du 2 juillet 2026 et du 22 juillet 2026. Aucune reformulation, aucun raccourci. La discussion commence après.
« L’objectif est clair : zéro déficit en 10 ans maximum »
Fermeture intégrale du déficit public à l’horizon 2037, avec un passage sous 3 % du PIB avant 2032.
« L’effort devra d’abord porter sur la dépense sociale »
Deux tiers de l’effort annoncé sont explicitement fléchés vers la protection sociale, premier poste de la dépense publique.
« Suppression de 100 000 postes dans l’État et les collectivités, par départs volontaires et non-remplacement »
Éducation, armées, justice et intérieur sont exclus du périmètre. Économie annoncée : 7 Md€ par an.
« Une « année blanche » dès le premier budget, gelant la revalorisation des prestations, hors petites retraites »
Retraites, allocations familiales, aides au logement et minima sociaux cessent d’être indexés pendant un an.
« Nouvelle réforme de l’assurance chômage »
Économie annoncée de 4 à 5 Md€, associée à une prévision de 100 000 emplois supplémentaires.
« L’enjeu ne sera plus l’âge de départ à la retraite, mais la durée de cotisation »
Suppression de l’âge légal au profit de la seule durée cotisée, gestion confiée aux partenaires sociaux avec obligation d’équilibre.
« Suppression de l’allocation de solidarité spécifique et sa bascule vers le revenu de solidarité active »
Mesure annoncée en 2024 puis abandonnée. Elle concernait environ 322 000 bénéficiaires, dont 57 % âgés de 50 ans ou plus.
« Un plan France 2040 pour l’intelligence artificielle et l’innovation qui mobilise 200 milliards d’euros, à parité entre financement public et privé »
Cent milliards de financement public annoncés, adossés aux fonds européens, à la commande publique et, explicitement, à des économies sur les prestations sociales.
« Mille euros versés par l’État à chaque naissance sur un compte bloqué jusqu’à la retraite »
Amorce d’un étage de retraite par capitalisation. Dépense immédiate, rendement différé de plusieurs décennies.
« Défiscaliser les heures supplémentaires »
Extension d’un dispositif déjà partiellement en vigueur. Le coût n’est pas chiffré par le candidat.
« Aucune hausse d’impôts, suppression de taxes récentes »
Contrainte posée d’emblée : le retour à l’équilibre ne peut venir d’aucune recette nouvelle sur les ménages.
« Poursuite de la baisse des impôts de production »
Prolongation de la trajectoire engagée en 2021. Aucun montant n’est chiffré par le candidat.
« Baisse ciblée des impôts pour les classes moyennes »
Chiffrée à 2 Md€. Une promesse de même montant avait été annoncée en 2023 puis abandonnée.
« Le droit au brut consiste à supprimer des lignes de cotisations sur les fiches de paie pour remettre directement de l’argent dans la poche des salariés »
Hausse ciblée de 250 € nets par mois pour un salarié au salaire médian, présentée comme l’équivalent d’un treizième mois.
« J’assume de le dire : il faut désmicardiser la France »
Diagnostic posé dès 2024 : augmenter de 100 € le revenu d’un salarié au salaire minimum coûte 238 € à l’employeur, et le salarié perd 39 € de prime d’activité.
« Supprimer le plafond des heures supplémentaires »
Le contingent annuel de 220 heures disparaît. Les heures supplémentaires bénéficient déjà d’un régime social et fiscal allégé.
« Simplifier notre droit, réformer le code du travail pour en faire une constitution du travail »
Le candidat relève que le code du travail est passé de 5 000 à 11 000 articles entre 2004 et 2025.
« Une grande loi de programmation économique et fiscale portant sur dix ans »
Inscription de la trajectoire dans la loi. Les lois de programmation précédentes n’ont pas été respectées.
« Inscription constitutionnelle d’une « règle d’or » budgétaire, adoptée par référendum »
Plafonnement constitutionnel du déficit et de la dette des administrations publiques, sur le modèle allemand.
« Zéro impunité budgétaire »
Renvoi de tout ministre dont le budget dépasserait la prévision, et démission automatique du gouvernement en cas de dérive prolongée.
Le programme ne cache donc pas où il coupe : 67 % de 120 à 150 Md€ sont explicitement fléchés vers la dépense sociale, et le candidat écrit que « deux tiers de notre dette proviennent de l'absence de contrôle de notre modèle social ». C'est une position assumée, et elle mérite d'être discutée pour ce qu'elle est.
La seule question qui vaut est donc celle de l'assiette. Qui, concrètement, compose la base de ces économies ?
Le candidat annonce 120 à 150 Md€ d'économies. La question n'est pas de savoir si ce total est atteignable, mais comment il se répartit. Nous chiffrons d'abord la partie qui porte un montant, avec deux règles favorables au programme : borne haute sur chaque ligne, et borne basse sur le total annoncé, ce qui gonfle mécaniquement le poids relatif de la partie visible.
100 000 postes, hors éducation, armées, justice et intérieur, par départs volontaires et non-remplacement.
Chiffre du candidat, repris tel quel. C’est la mesure la plus commentée du plan, et la seule qui désigne une catégorie identifiable.
Les demandeurs d’emploi indemnisés, par durcissement des conditions ou raccourcissement de la durée d’indemnisation.
Borne haute des annonces. La même réforme a porté trois montants successifs : 3,6 Md€ au chiffrage du ministère du Travail en mai 2024, « plus de 4 milliards » sur le site de campagne, 5 Md€ dans l’entretien de juillet 2026. Nous retenons le plus élevé.
Le programme les localise sans les détailler : deux tiers de l'effort sur la dépense sociale. Aucun chiffrage par poste n'a été publié, on documente donc la masse et la population concernée plutôt qu'un montant, ce qui est précisément le sujet.
Près de 15 millions de retraités pour le seul régime général. Premier poste du modèle social, à lui seul quatre fois l’impôt sur le revenu.
Le candidat annonce supprimer l’âge légal au profit de la durée cotisée, et geler l’indexation hors petites retraites.
La totalité de la population couverte. Deuxième masse du modèle social après les retraites, et objectif respecté en 2025.
Le plan mentionne la lutte contre les arrêts maladie. Aucun montant n’est associé à ce poste. Pour mémoire, le plan d’économies en gestion mené sur cet objectif en 2025 a produit 1,2 Md€.
Environ 2,6 millions de demandeurs d’emploi indemnisés. C’est le seul poste social du plan portant un chiffrage explicite, à 5 Md€, soit près d’un septième de la masse.
Plusieurs réformes de l’assurance chômage ont déjà été conduites depuis 2019. Le gisement résiduel est d’autant plus étroit.
Allocations familiales, aides au logement, revenu de solidarité active, prime d’activité, allocation adulte handicapé. Plus de 4,4 millions d’allocataires pour les seuls minima sociaux, auxquels s’ajoutent les 10,6 Md€ de prime d’activité.
C’est le champ le plus directement touché par le gel d’indexation de l’année blanche, et le plus concentré sur les bas revenus.
L'ordre de grandeur.
Les prestations de protection sociale représentent 771 Md€ par an. Y prélever les deux tiers de l'effort annoncé, soit 80 Md€ à 100 Md€, revient à en retrancher 10,4 % à 13,0 %.
Ce calcul ne dépend d'aucune hypothèse politique, seulement du niveau constaté de la dépense sociale. Et il ne dit pas que c'est impossible : il dit que l'effort ne peut pas venir de 100 000 postes administratifs, parce que la protection sociale n'est pas assise sur 100 000 personnes.
Précision de méthode : une économie de cette ampleur s'entend par rapport à la trajectoire tendancielle de la dépense, pas comme une coupe nominale immédiate. Le pourcentage indiqué mesure l'écart à atteindre, rapporté au niveau des prestations sociales de 2025, même source et même millésime que la dépense publique totale.
Sur un périmètre plus large, celui de la protection sociale au sens de la DREES (888 Md€ en 2023, frais de gestion et régimes non publics compris), le même effort représenterait 9,0 % à 11,3 %. Nous publions les deux : l'ordre de grandeur ne dépend pas du périmètre retenu.
Le programme est explicite, et il faut lui reconnaître cette franchise : il annonce que l'effort portera d'abord sur la dépense sociale. La phrase dit donc aussi qui paie. Reste à savoir combien de personnes cela représente, et ce que cela fait par tête.
C'est ce que représentent les 80 Md€ d'économies sociales, répartis sur les quelque 68,6 millions d'habitants du pays. Une moyenne, donc, pas une facture individuelle : elle donne l'échelle, pas la répartition.
Si l'effort social portait sur les seules pensions, il faudrait retrancher 20,0 % des 400,3 Md€ du risque vieillesse. Le programme ne dit pas qu'il le fera : il dit que les retraites sont le premier poste et que rien ne sera tabou.
Il y a 147 fois plus de retraités que de postes visés par le plan. C'est exactement le même écart d'échelle que celui reproché aux programmes qui promettent de financer un budget avec quelques milliers de foyers.
La mesure la plus révélatrice du plan est aussi la moins commentée : une « année blanche » dès 2028, gelant la revalorisation de toutes les prestations, à l'exception des petites retraites. Retraites, allocations familiales, aides au logement, revenu de solidarité active et prime d'activité cessent d'être indexés pendant un an.
C'est l'assiette la plus large qui soit, appliquée sans seuil et sans condition de ressources autre que l'exclusion des petites retraites. On peut considérer que c'est le seul instrument disponible pour freiner une masse de 771 Md€: c'est un choix défendable. Mais il faut alors dire qu'il touche tout le monde, et pas seulement une administration en surnombre.
Un ordre de grandeur permet de mesurer l'écart entre l'outil et l'objectif. L'OFCE chiffre le gel d'un an de l'ensemble des prestations et pensions à 5 à 6 Md€, dont 3,7 Md€ sur les seules retraites. En retenant la borne haute, il faudrait 13 années blanches pour atteindre les 80 Md€ recherchés sur le modèle social. Le candidat en annonce une.
Un plan d'économies qui promet simultanément des baisses de prélèvements doit financer les deux. Le candidat l'assume : le « droit au brut » sera financé, dit-il, par des baisses de charges et des économies sur le modèle social. Son coût s'ajoute donc à l'effort annoncé au lieu de s'y substituer.
Aucun périmètre ni chiffrage n’a été publié. Nous retenons la lecture la plus étroite possible du mot « classes moyennes », soit cinq millions de bénéficiaires. Toute lecture plus large double ou quadruple ce montant.
Montant recensé par le comparateur de la Fondation iFRAP. Réserve à signaler : il remonte à la période où le candidat était Premier ministre, une promesse de même ampleur avait alors été annoncée puis abandonnée, et nous n’avons trouvé aucune reprise de ce chiffre dans la campagne de 2026.
Annoncée sans montant. La trajectoire engagée depuis 2021 a déjà retiré une dizaine de milliards par an de recettes aux collectivités et à l’État.
Ce n’est pas une dépense, c’est une contrainte : elle interdit de refermer l’écart par les recettes et reporte donc la totalité de l’ajustement sur la dépense.
La promesse est précise : 250 € nets de plus par mois pour un salarié au salaire médian, que le candidat situe à 2 200 €, en supprimant des lignes de cotisations sur la fiche de paie. Reconstituons la fiche de paie.
Par mois, pour un brut reconstitué de 2 821 €. Le simulateur retient un taux de cotisations salariales unique, hors cas particuliers.
Rendre 250 € par mois à ce salarié suppose de retirer cette proportion de tout ce que sa fiche de paie prélève au titre des cotisations salariales. Ce ne sont pas des lignes décoratives : ce sont la retraite, l'assurance chômage et la couverture maladie. Les supprimer ne les rend pas gratuites, cela déplace simplement leur financement.
Aucun périmètre n'a été publié. Nous ne pouvons donc pas retenir un montant unique sans le fabriquer : nous exposons le coût comme une fonction du nombre de bénéficiaires, à raison de 3 000 € par an et par personne, et nous ne retenons ensuite que la lecture la plus étroite.
Lecture la plus étroite : le seul quintile central des salariés
Lecture intermédiaire : la moitié des salariés du secteur privé
Lecture large : l’ensemble des salariés du secteur privé
Notre hypothèse de 15 Md€ peut être confrontée à un chiffrage indépendant. Le rapport remis en 2024 sur les exonérations de cotisations sociales, mission confirmée par le candidat lui-même lorsqu'il était Premier ministre, évalue deux scénarios de bascule du financement social hors cotisations.
Notre borne basse tombe donc dans la fourchette de ce que coûte, selon le rapport de référence, une opération de cette nature. Ce chiffrage est une confirmation, pas une réfutation : il rend notre hypothèse plus solide, et il montre que le montant en jeu se compte en dizaines de milliards, pas en unités.
Le même rapport apporte deux éléments qui coupent dans les deux sens. En faveur du programme : les exonérations existantes coûtent déjà 75 Md€ par an, le taux de cotisation employeur au niveau du salaire minimum est tombé de 45 % à 6,9 %, et il faut encore 242 € de coût employeur pour rendre 100 € nets à un salarié sous 1,6 fois le salaire minimum. Le diagnostic du candidat est donc fondé.
Le candidat pose d'ailleurs le même diagnostic depuis sa déclaration de politique générale du 30 janvier 2024, avec ses propres chiffres : augmenter de 100 € le revenu d'un salarié au salaire minimum coûte 238 € à l'employeur, tandis que le salarié perd 39 € de prime d'activité et voit ses prélèvements augmenter de 26 €. Le constat est juste et il est ancien.
Contre le programme, en revanche : le rapport observe que la concentration des salaires en bas de l'échelle est restée stable depuis 2006 alors que les exonérations se sont fortement renforcées, ce qui, écrit-il, ne semble pas indiquer d'effet de trappe à bas salaires lié à l'intensité de ces dispositifs. La cause de la smicardisation ne serait donc pas exactement là où le remède est appliqué.
L'effort réel.
En retenant la lecture la plus étroite du droit au brut, soit 15 Md€, et la baisse d'impôts annoncée pour les classes moyennes, l'effort à produire n'est plus de 120 Md€ mais de 137 Md€. Toute lecture plus large du mot « classes moyennes » ajoute des dizaines de milliards à ce total.
Et la baisse des impôts de production, annoncée sans montant, viendrait s'y ajouter encore.
Ce constat ne demande aucun calcul, seulement une lecture attentive. Trois promesses distinctes sont adossées, par le candidat lui-même et dans ses propres mots, à la même ressource : les économies sur la dépense sociale. Aucune des trois n'est chiffrée.
Les additionner supposerait des montants que personne n'a publiés. Mais le seul fait qu'elles partagent une ressource unique, elle-même non ventilée, suffit à poser la question : les deux tiers de l'effort fléchés vers le modèle social servent-ils à réduire le déficit, ou à financer ces promesses ? Ils ne peuvent pas faire les deux.
Le candidat écrit vouloir transférer le financement des dépenses sociales hors des cotisations qui pèsent sur les actifs. Reste à dire vers quoi. Sur cette question, qui décide de tout, trois réponses différentes ont été données en dix semaines. Nous les publions dans l'ordre, sans en privilégier aucune.
La deuxième réponse est la plus instructive, parce qu'elle dit exactement ce que cette page cherchait à établir. Basculer le financement vers la taxe sur la valeur ajoutée laisse le salarié gagnant, et fait porter la charge sur ceux qui ne travaillent pas : retraités, chômeurs, allocataires. Ce n'est pas une déduction de notre part, c'est la description que le candidat en donne lui-même.
L'arithmétique ne laisse d'ailleurs pas d'autre choix. Il n'existe que trois assiettes de taille suffisante pour absorber un transfert de cette ampleur. La contribution sociale généralisée, 157 Md€ par an, assise sur tous les revenus dès le premier euro. La taxe sur la valeur ajoutée, 211,7 Md€ par an, assise sur toute la consommation sans distinction de revenu. Et la dette, qui n'est qu'un report de la même facture.
Dit autrement : alléger la fiche de paie sans réduire la dépense correspondante revient à demander aux mêmes ménages de payer la même chose par une autre ligne. La promesse n'est pas nulle pour autant, le déplacement d'assiette a des effets réels sur l'emploi et sur la répartition, et c'est un choix défendable. Mais ce n'est pas un gain net de 250 € par mois pour la collectivité.
C'est ici que la prémisse du programme se heurte au chiffrage disponible. Le candidat assume le bilan fiscal de la décennie et propose d'en poursuivre la logique, tout en imputant le déficit au modèle social. La décomposition publiée dit autre chose, et elle est vérifiable.
Le creusement du déficit depuis 2017 est donc, dans cette évaluation, entièrement imputable à la baisse du taux de prélèvements, la dépense publique étant restée stable en proportion de la richesse produite. Cela ne dit pas que la dépense serait bien calibrée, ni qu'il faudrait renoncer à la réduire. Cela dit que la cause de l'écart et le levier proposé pour le refermer ne sont pas au même endroit.
« Nous avons rapproché notre environnement fiscal des moyennes européennes en baissant l’impôt sur les sociétés et les impôts de production, en supprimant l’ISF et en instaurant la flat tax. »
Pour une nouvelle donne économique et climatique, 21 juillet 2025, édito signé Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance. C'est la seule trace écrite et signée où le bilan de la fiscalité du capital est explicitement assumé.
Tous les occupants de leur résidence principale, avec un gain croissant avec la valeur du logement.
Produit perçu par les collectivités avant la réforme. Compensée par le transfert de la taxe foncière départementale aux communes et par l’affectation de fractions de taxe sur la valeur ajoutée. La charge n’a pas disparu : elle est passée sur l’assiette la plus large du pays, la consommation.
Les entreprises, avec une concentration sur l’industrie et les activités à forte intensité capitalistique.
Le produit de la contribution sur la valeur ajoutée a reculé de 9,6 Md€ entre 2016 et 2024, mais celui des taxes foncières a progressé de 9,7 Md€ sur la même période. Le total des impôts de production est passé de 108,8 à 129,0 Md€ : il a augmenté de 20,2 Md€.
Toutes les sociétés bénéficiaires, avec un effet croissant avec le bénéfice.
Aucune évaluation publique ne chiffre isolément le coût annuel de cette baisse : nous n’en inscrivons donc aucun. Le rendement de l’impôt sur les sociétés s’établit à 66,9 Md€ en 2025, dont 7,5 Md€ de surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises.
Les détenteurs de dividendes, d’intérêts et de plus-values mobilières.
Coût statique le plus élevé des deux chiffrages disponibles, soit l’hypothèse la moins favorable au dispositif. Le comité d’évaluation conclut pourtant que ce coût a été annulé les premières années par la hausse des dividendes déclarés. Sur cette ligne, le candidat a factuellement raison.
Les redevables de l’ancien ISF, dont les actifs financiers sortent de l’assiette.
Coût chiffré pour 2018 par le comité d’évaluation, porté à plus de 4 Md€ en 2022 compte tenu de la dynamique tendancielle. Le rendement passe de 5,1 Md€ et 358 000 foyers à 2,3 Md€ et 194 000 impositions.
Les foyers imposables, avec un gain plafonné et donc concentré sur le milieu de la distribution.
Aucune évaluation publique vérifiée ne chiffre isolément cette baisse : nous n’en inscrivons donc aucune. C’est la seule mesure de la période dont l’incidence soit franchement centrée sur les revenus intermédiaires.
La baisse d'un impôt de production a été presque exactement compensée par la hausse d'un autre, et le total a progressé. Le candidat annonce poursuivre cette baisse : l'expérience de la décennie écoulée suggère que ce qui compte n'est pas le taux annoncé sur un impôt, mais ce qui arrive à la somme.
La France dépense 1714,1 Md€ et encaisse 1561,6 Md€. Fermer intégralement cet écart sans toucher à une seule ligne de recettes revient donc à retrancher cette proportion de la totalité de la dépense publique, chaque année, définitivement. C'est la formulation la plus neutre possible de ce que le programme entreprend.
Rendement du prélèvement forfaitaire unique au titre de l'impôt sur le revenu en 2024, soit un quasi-doublement depuis l'instauration de la flat tax. Baisser ce taux n'a pas fait baisser la recette. La causalité n'est établie que pour partie, mais le fait est là et il joue en faveur du candidat.
Toutes les lignes ne se ressemblent pas pour autant. Sur la transformation de l'ISF, le rapport d'évaluation de l'Assemblée nationale chiffre le gain moyen à 8 338 € par foyer concerné, sans effet de ruissellement démontré.
C'est un résultat de recherche, et il mérite d'être écrit tel quel : nous n'avons trouvé aucune déclaration publique du candidat sur le prélèvement forfaitaire unique, sur la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, sur la taxe d'habitation, sur la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises, ni sur la contribution différentielle sur les hauts revenus. Ses positions ne sont donc documentées que par ses votes à l'Assemblée nationale, que voici.
Il faut ajouter une précision, parce qu'elle est souvent déformée. Lors de l'examen de la proposition de 20 février 2025, un amendement excluant les « biens professionnels » de l'assiette a été déposé : le candidat en est cosignataire, non auteur. Ses promoteurs estimaient que la mesure amendée serait passée d'un rendement de 20 Md€ à près de zéro. L'amendement a été rejeté.
L'Institut des politiques publiques chiffre à 24,4 Md€ la baisse nette de prélèvements des mesures socio-fiscales du quinquennat 2017-2022, pour un gain moyen de 1,9 % de niveau de vie. La baisse a donc été réelle et générale, ce que le candidat peut légitimement revendiquer.
L'intensité du gain croît donc avec le niveau de vie, dans un rapport de un à quatre entre les deux extrémités. C'est un fait de répartition, pas un jugement : il éclaire simplement qui a été allégé pendant la période où l'écart s'est creusé, et à qui l'on demande maintenant de le refermer.
Ce que ce tableau établit.
Il n'établit pas que ces baisses auraient créé le déficit à elles seules : la crise sanitaire, la crise énergétique et le ralentissement de la croissance y ont largement contribué, et le prélèvement forfaitaire unique montre qu'une baisse de taux peut s'autofinancer. Il établit une chose plus simple : chaque fois qu'une recette a été abandonnée, la dépense correspondante ne l'a pas été, et la charge a généralement glissé vers la consommation.
C'est ce qui rend la règle « aucune hausse d'impôts » structurante. Elle ne dit pas seulement que les recettes n'augmenteront pas : elle interdit de revenir sur une seule ligne de ce tableau, et reporte donc la totalité de l'ajustement sur la dépense. Le programme ne choisit pas la dépense parmi deux options, il s'interdit l'autre.
La question n'est pas de savoir si un plan d'économies est souhaitable, mais si un plan d'économies s'exécute. Deux exercices budgétaires récents permettent de répondre, et ce ne sont pas des prévisions : ce sont des constats de la Cour des comptes.
Le déficit a bien reculé, de 0,7 % de PIB. Mais la Cour des comptes établit que cette réduction est exclusivement imputable aux hausses d'impôts, pour un montant d'environ 23 Md€. Autrement dit : sur l'exercice où le pays a annoncé son plus gros effort d'économies depuis des années, ce sont les recettes qui ont produit le résultat.
12,0 % des économies annoncées ont été documentées à l'arrivée.
La dépense primaire apparaît avec un signe négatif : sur l'exercice le plus volontariste de la décennie en matière d'économies annoncées, elle a joué contre la réduction du déficit, pas pour elle.
Les économies structurelles inscrites dans le budget 2026 ont perdu plus de la moitié de leur volume entre le dépôt du texte et son adoption. Ce n'est pas un accident d'exécution : c'est la contrainte parlementaire ordinaire, et elle s'appliquera aussi à un plan décennal.
Crédits annulés par décret en février 2024, sans passer par le Parlement, par le gouvernement qu'il dirigeait. L'exercice s'est pourtant conclu sur un déficit budgétaire de l'État de 155,9 Md€, soit 9 Md€ au-delà de la loi de finances, et un déficit public de 5,8 % du PIB.
Et c'est là que la lecture doit être loyale.
L'écart de 2024 ne vient pas d'un dérapage de la dépense : il vient des recettes, qui ont manqué de 22,8 Md€ par rapport à la prévision. La Cour impute cet écart à des prévisions trop optimistes sur l'impôt sur les sociétés, l'impôt sur le revenu et la taxe sur la valeur ajoutée. Le gouvernement a donc bien tenu sa promesse d'économies, et le déficit s'est quand même creusé.
Cette précision compte dans les deux sens. Elle disculpe le candidat sur la dépense. Elle affaiblit en revanche l'idée qu'une trajectoire de dix ans puisse être tenue par la seule maîtrise des dépenses, puisque c'est l'autre côté du compte qui a fait défaut, et qu'une règle interdisant toute recette nouvelle prive précisément d'instrument de correction de ce côté-là.
Le rapport d'échelle.
Le plan suppose de dégager en moyenne 12 Md€ d'économies supplémentaires chaque année pendant 10 ans. Sur le dernier exercice connu, l'État en a documenté 4,8 Md€, dont 3,7 Md€ de pérennes. Il faudrait donc tenir environ 3,2 fois ce rythme, sans interruption, pendant une décennie, et sur une masse qui n'est pas pilotable par décret.
Ce n'est pas une prévision d'institut, c'est une exécution budgétaire. Tout chiffrage d'un plan d'économies décennal devrait partir de là.
Tout ce qui précède a été calculé à comportement inchangé, c'est-à-dire sans supposer que l'économie réagisse à l'ajustement, ni en bien ni en mal. C'est une convention neutre. Voici ce qu'elle laisse de côté.
Soit 1714,1 Md€ de dépense publique, premier niveau de l'Union européenne, pour 1561,6 Md€ de recettes. Sur ce constat, le candidat a raison, et la présente série le dit déjà dans son analyse du programme précédent : le pays ne souffre pas d'un défaut de recettes en niveau, il prélève déjà 43,6 % de son PIB.
Les intérêts de la dette passent avant toute politique publique et ne financent rien. Ils absorbent à eux seuls 28,6 % de la hausse de la dépense publique en 2026 : une partie de l'effort est donc consommée avant même d'avoir servi. C'est l'argument central du programme, et il est solide.
Précision utile, et elle est sévère pour tout le monde : la Cour des comptes estime qu'un effort supplémentaire de 89,6 Md€ serait nécessaire pour seulement stabiliser le ratio de dette, c'est-à-dire pour arrêter de l'aggraver, sans commencer à le réduire.
Part des prestations de protection sociale dans la dépense publique totale. Le candidat a donc raison sur un deuxième point : on ne peut pas réduire sérieusement la dépense publique sans toucher au modèle social, il est trop gros pour être contourné.
C'est aussi ce qui rend l'affiche trompeuse. Les 100 000 postes ne sont pas un point d'entrée vers cette masse : ils sont ailleurs, dans une autre colonne du budget.
Ces effets ne sont jamais déduits de nos totaux, y compris quand ils joueraient en faveur du programme. Ils servent uniquement à indiquer dans quel sens ceux-ci sont probablement biaisés.
Le candidat pose que si la productivité française avait suivi la trajectoire américaine sur vingt ans, le salaire médian serait de 3 300 € nets au lieu de 2 200. Si un choc de productivité de cette ampleur se matérialisait, l’assiette des cotisations et de l’impôt s’élargirait et une partie de l’effort disparaîtrait d’elle-même. Nos totaux ne tiennent aucun compte de ce scénario : ils sont donc pessimistes pour le programme sur ce point précis, et nous le disons.
Une contraction de la dépense publique de l’ordre de dix points de sa masse réduit mécaniquement la demande à court terme, donc les recettes, donc le solde que l’ajustement cherche à améliorer. Cet effet joue en sens inverse du précédent et n’est pas davantage déduit de nos totaux. Les deux se compensent partiellement, sans qu’on puisse dire lequel l’emporte.
Une année blanche décale la base de calcul d’un an : l’économie est acquise, mais elle ne se reproduit pas l’année suivante, sauf à geler de nouveau. Compter un gel ponctuel dans une trajectoire décennale suppose donc soit de le répéter, soit de trouver ailleurs le relais. Aucun des documents publiés ne tranche ce point.
Le Portugal a ramené sa dette de plus de 132 % à moins de 90 % du produit intérieur brut. Son plan annonçait deux tiers d’économies pour un tiers de recettes ; la Cour des comptes constate qu’en 2013, environ 80 % de l’effort a finalement reposé sur les recettes, plusieurs mesures de dépense ayant été annulées par le juge constitutionnel. La littérature dite narrative conclut par ailleurs que le coût de court terme d’un ajustement est comparable, que le levier soit la dépense ou la recette. Se priver d’un des deux leviers ne rend donc pas l’ajustement moins coûteux, seulement moins pilotable.
Après l’instauration du prélèvement forfaitaire unique en 2018, le rendement au titre de l’impôt sur le revenu a quasiment doublé. La causalité n’est établie que pour partie, une fraction tenant à un effet d’anticipation et à un déstockage de réserves, et France Stratégie est resté prudent. Le fait demeure, et il joue en faveur du candidat.
Critiquer un programme sans rien proposer n'a pas d'intérêt. Une ligne du budget pèse presque exactement ce que le plan cherche sur le modèle social, et elle ne figure dans aucune de ses annonces. Mais elle ne mérite pas non plus d'être vendue comme un repas gratuit.
465 dispositifs, pour ce montant de recettes auxquelles l'État renonce volontairement chaque année. Pas de la fraude : des exonérations, crédits et taux réduits votés, dont une partie substantielle n'a jamais été évaluée.
Point technique qui compte ici : supprimer une dépense fiscale ne relève pas d'une hausse de taux. La règle « aucune hausse d'impôts » ne l'interdit donc pas littéralement. C'est le seul gisement de cette taille qui reste ouvert au programme.
Et le candidat n'a pas à être convaincu de son existence : la consultation lancée par son propre parti cite elle-même 470 niches fiscales pour 90 Md€ par an dans son état des lieux des finances publiques. Le chiffre est donc connu, posé, et absent du plan.
Disons-le tout de suite : supprimer une niche, c'est augmenter un impôt.
Techniquement, aucun taux ne monte, et la promesse est donc formellement tenue. Économiquement, quelqu'un paie davantage, et ce quelqu'un n'est pas majoritairement fortuné. Le même avertissement figure dans le dossier consacré au programme de La France insoumise, pour les mêmes raisons.
Alors pourquoi cette piste plutôt qu'une autre ?
Pas parce qu'elle serait gratuite. Parce qu'elle est du bon ordre de grandeur : 88,3 Md€ face aux 80 Md€ à 100 Md€ recherchés. Aucune des mesures chiffrées du plan n'approche cet ordre de grandeur, et c'est bien le problème que cette page décrit depuis le début.
Et parce qu'elle est politiquement coûteuse, ce qui est bon signe. Supprimer une niche ne se heurte pas à une catégorie diffuse, mais à un secteur organisé qui défend son dispositif : hôtellerie, outre-mer, transport, immobilier locatif, recherche. Il n'y a pas de slogan de meeting là-dedans, et aucun adversaire commode à désigner.
Un raisonnement qui ne survit qu'en cachant ses angles morts ne vaut rien. Voici les points sur lesquels le programme analysé a raison, et ceux où notre propre démonstration reste fragile.
La France dépense 1714,1 Md€ par an, soit 57,2 % de son produit intérieur brut, premier niveau de l'Union européenne. Les prestations de protection sociale en représentent à elles seules 771 Md€. Affirmer qu'aucune réduction sérieuse de la dépense ne peut contourner le modèle social n'est pas une provocation, c'est une constatation comptable. Rien dans cette page ne la conteste.
C'est la concession la plus importante de cette page. La Cour des comptes évalue elle-même l'effort supplémentaire nécessaire à 35 Md€ dès 2027, 85 Md€ pour ramener le déficit à 2,8 points de PIB en 2029, et 135 Md€ à horizon 2031. La fourchette de 120 à 150 Md€ annoncée par le candidat n'est donc ni fantaisiste ni maximaliste : elle recoupe l'ordre de grandeur que l'institution de contrôle juge nécessaire. Notre objection ne porte pas sur le montant, elle porte sur l'endroit où il est censé être trouvé et sur la population qu'il concerne.
Les prélèvements obligatoires atteignent 43,6 % du PIB, deuxième niveau d'Europe. Prétendre refermer 152,5 Md€ de déficit par les seules recettes supposerait un effort sans précédent sur des assiettes déjà lourdement sollicitées. C'est exactement ce que cette série reproche au programme précédent, et il serait malhonnête de ne pas en tirer la conséquence symétrique : sur ce point, le candidat a raison.
Le rendement du prélèvement forfaitaire unique au titre de l'impôt sur le revenu a atteint 6,8 Md€ en 2024, soit un quasi-doublement depuis 2018. Les flux d'expatriation fiscale se sont par ailleurs inversés après le remplacement de l'ISF par l'IFI, passant en moyenne de 950 départs pour 370 retours sous l'ancien régime à 260 départs pour 380 retours ensuite. L'imputation causale reste discutée, le sens ne l'est pas, et il joue en faveur du bilan que le candidat revendique.
Le rapport de référence sur les exonérations de cotisations, remis en 2024, établit qu'il faut 242 € de coût employeur pour rendre 100 € nets à un salarié rémunéré sous 1,6 fois le salaire minimum, et que 17,3 % des salariés ont été directement concernés par une revalorisation du salaire minimum en une seule année. Vouloir rapprocher le net du brut répond à un problème réel et documenté. Ce que cette page conteste est le financement de la réponse, pas son diagnostic.
Le rapprochement avec le dossier consacré à La France insoumise porte sur la STRUCTURE de l'argument : une catégorie étroite à l'affiche, une assiette très large dans le tableur. Il ne porte pas sur la nature des mesures. Ne pas revaloriser une prestation et prélever un impôt ne sont pas la même opération, ni juridiquement, ni économiquement, ni moralement. Nous assumons la symétrie de méthode, pas une équivalence de fond.
Le candidat n'a publié ni périmètre, ni nombre de bénéficiaires, ni coût pour la mesure qui structure pourtant tout son volet salaires. Nous avons retenu la lecture la plus étroite imaginable du mot « classes moyennes », soit 15 Md€. Un périmètre publié pourrait être plus restreint encore, par exemple limité à une tranche de salaire étroite. Il pourrait aussi être quatre fois plus large, auquel cas notre conclusion serait très en dessous de la réalité.
Les 120 à 150 Md€ sont annoncés sur dix ans, sans répartition annuelle ni ventilation par poste. Nous les traitons comme un effort à atteindre en niveau à l'horizon de la trajectoire, lecture cohérente avec l'objectif de déficit nul et avec le niveau du déficit actuel. Une autre lecture, par exemple en cumul de flux annuels, donnerait des pourcentages différents. Elle ne changerait pas le constat central, qui est que les mesures chiffrées ne couvrent qu'une fraction du total.
Nous rapportons l'effort aux 771 Md€ de prestations sociales des comptes nationaux, millésime 2025, parce que c'est la seule masse directement comparable à la dépense publique totale que nous citons par ailleurs. Sur le périmètre plus large de la protection sociale au sens de la DREES, le pourcentage serait plus faible, donc plus favorable au programme. Nous publions les deux dans la section concernée, et l'ordre de grandeur ne bouge pas.
Cette page évalue une question, et une seule : l'assiette désignée peut-elle produire l'effort annoncé, et qui la compose ? Elle ne se prononce ni sur l'opportunité de réduire la dépense publique, ni sur le niveau souhaitable des prestations, ni sur la taille de la fonction publique. Ce sont des choix politiques : ils se tranchent dans l'urne, pas dans un tableur.
Les mesures viennent du site de campagne et des entretiens du candidat, les données publiques de l'Insee, de la DREES et de la Cour des comptes. Les chiffrages contradictoires sont cités avec leur auteur.
Tous les totaux sont établis à comportement inchangé : aucun surcroît de croissance, aucun gain de productivité, aucun effet récessif d’ajustement n’est jamais déduit d’un total. La convention joue dans les deux sens et n’avantage aucune des deux thèses.
Choc de productivité, contraction de la demande, caractère non reconductible d’un gel d’indexation : ces effets sont documentés dans une section séparée et signalent le sens du biais de nos totaux. Ils ne sont jamais mobilisés pour majorer ou minorer un montant affiché.
L’assurance chômage est comptée à 5 Md€ quand le site de campagne écrit « plus de 4 milliards ». L’effort total est rapporté à sa borne basse de 120 Md€ et non à 150, ce qui maximise la part couverte par les mesures chiffrées. Le droit au brut est retenu dans sa lecture la plus étroite.
Chaque ligne chiffrée porte son origine : chiffre du candidat, chiffrage publié par une institution, ou hypothèse que nous assumons faute des deux premiers. Le lecteur doit pouvoir refaire le calcul et contester ligne par ligne.
Le partage est calculé sur l’effort ANNONCÉ par le candidat, pas sur le déficit ni sur la dépense publique totale. Comparer un sous-ensemble d’économies à la totalité du budget serait un homme de paille : le programme n’a jamais prétendu financer l’État avec 100 000 postes.
Les mêmes quatre questions sont posées ici qu’au programme de La France insoumise, avec les mêmes règles de preuve. Cela ne signifie pas que baisser une prestation et lever un impôt soient la même chose : cette limite est exposée dans la section contradictoire.
Les fragilités connues.
Total des économies chiffrées retenu sur cette page : 12 Md€ par an, en bornes hautes.